Le principe de transposition selon Karl Popper

 

        LE PRINCIPE DE TRANSPOSITION : LOGIQUE ET PSYCHOLOGIE DE L’INDUCTION

 

 

          Dans La connaissance objective, Popper affirme que « ce qui est vrai en logique est vrai en psychologie » et soutient que cette affirmation a la valeur d’un principe. Ce principe, il l’appelle « principe de transposition » (principle of transference) quand il l’applique au problème de l’induction : il entend alors souligner que ce qui est vrai d’un point de vue logique à propos de l’induction doit être également vrai d’un point de vue psychologique[1]. Chaque fois qu’il utilise l’expression « principe de transposition », il précise toutefois qu’à ses yeux le champ d’application d’un tel principe déborde le cadre strict de cet usage : l’exigence de transposer à la psychologie de l’induction ce qui est vrai dans la logique de l’induction ne serait que le cas particulier d’un principe plus général. Popper indique clairement le sens de cette généralisation lorsqu’il soutient, dans d’autres passages de La connaissance objective, que c’est en étudiant d’abord les objets du Monde 3, les productions linguistiques et théoriques de l’esprit humain et les lois qui les régissent, que nous pourrons comprendre correctement les processus du Monde 2, les expériences subjectives de la pensée humaine[2].

          S’il adopte le principe selon lequel « ce qui est vrai en logique est vrai en psychologie », le philosophe doit-il en conclure que la psychologie n’apporte rien d’important et qu’il lui faut se consacrer uniquement à la logique ? Doit-il en déduire au contraire la possibilité de transformer la psychologie grâce à la logique ? Popper va nettement dans la première direction lorsqu’il considère la façon dont le principe de transposition lui a permis de résoudre le problème particulier que pose l’induction : c’est cette solution, déclare-t-il, qui lui a fait abandonner la psychologie de la découverte et l’a décidé en 1927-1928 à se tourner exclusivement vers la logique de la découverte[3]. Mais il va tout aussi nettement dans la seconde direction quand il promet qu’un jour, si nous utilisons le principe de transposition dans sa forme générale, « nous finirons par révolutionner la psychologie en traitant l’esprit humain comme un organe fait pour interagir avec les objets du troisième monde »[4].

          Mon objectif est de proposer une hypothèse susceptible de montrer la cohérence entre les conséquences apparemment discordantes que Popper tire du principe de transposition quand il le considère dans sa signification générale et quand il l’applique au cas particulier de l’induction. 

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          Appliqué au cas particulier de l’induction, le principe de transposition signifie qu’il y a là deux problèmes à distinguer, mais qu’une seule solution suffit, puisque la solution du premier doit être transférée au second. L’induction pose en effet selon Popper deux problèmes distincts : un problème logique consistant à se demander si la vérité d’une théorie universelle peut être justifiée par la vérité d’un certain nombre d’énoncés d’observation ; un problème psychologique consistant à se demander si c’est parce que nous avons souvent vu un phénomène se produire que nous nous attendons à ce qu’il se produise de nouveau.

          À ces deux problèmes, il n’y aurait donc à apporter qu’une seule solution, la solution du problème logique étant « transposée » ou « transférée » vers le problème psychologique. Popper ne prétend évidemment pas que la solution du problème logique devrait être a priori transformée en solution du problème psychologique. Dans l’expression « principe de transposition », le mot « principe » signifie que nous devons tenter, essayer, autant que nous le pouvons, de traiter le problème psychologique comme nous traitons le problème logique[5]. Et le mot « transposition » signifie que nous ne pouvons nous contenter de donner à ces deux problèmes deux solutions qui seraient identiques, mais indépendantes l’une de l’autre. Il faut que la solution psychologique soit la solution logique transférée à la psychologie, que l’argument conduisant à la solution logique conduise également à la solution psychologique : c’est un tel argument que le principe heuristique de transposition nous demande de chercher[6].

          En quoi une telle recherche s’impose-t-elle particulièrement face au problème de l’induction ? Pour répondre à cette question, considérons la position de l’adversaire de Popper, de celui qui refuse le principe de transposition, qui refuse d’abord la distinction des deux problèmes, qui refuse ensuite l’idée qu’une seule solution suffit.

          L’adversaire de la transposition, c’est d’abord celui qui ne fait pas la distinction entre le problème logique et le problème psychologique de l’induction. Cette position correspond à ce que Popper appelle le « subjectivisme ». La thèse du subjectivisme est que la connaissance est une forme de croyance, une croyance justifiée[7]. S’il y a une science empirique, elle doit donc être constituée de croyances justifiées par l’expérience : l’expérience, demande alors l’adversaire de Popper, peut-elle justifier nos croyances ? Lorsqu’il est abordé de cette façon, à partir de la notion mixte, confuse, de « croyance justifiée », en mélangeant un processus typique du Monde 2 avec un objet caractéristique du Monde 3, le problème de l’induction ne peut recevoir qu’une solution affirmative si l’on tient à rendre compte de la possibilité de tirer rationnellement des leçons de l’expérience : il faut que l’induction soit valable, il faut que l’expérience justifie nos croyances pour que cette possibilité soit assurée.

L’adversaire de Popper est donc conduit à répondre « oui » sur le plan logique comme sur le plan psychologique, sur le plan de la justification comme sur celui de la croyance. Pour autant, il ne formule pas un double « oui » puisqu’il ne pose qu’une seule question, mélangeant ces deux plans. Disons plutôt que son « oui » consiste à attribuer à l’expérience un double jeu. Elle est pour lui à la fois la source et la légitimation de nos croyances : ce qu’elle suggère d’un côté, de l’autre elle le garantit. Mais comment, dans ces conditions, pourrions-nous ne pas atteindre une connaissance certaine ou du moins probable ? Ce que l’adversaire de la transposition finit en réalité par prouver, ce n’est pas que nous pouvons réussir à apprendre quelque chose de sensé de l’expérience, c’est que nous devons réussir ; ce n’est pas que la science est possible, c’est qu’elle est nécessaire. Or cette conclusion est absurde car elle excède ce qu’il est raisonnable de prouver compte tenu de l’histoire même du savoir : l’adversaire de la transposition explique trop et prouve trop[8].

          Popper doit alors montrer qu’en reconnaissant la distinction entre problème logique et problème psychologique on trouvera au contraire la juste mesure de la preuve. Le problème de la justification inductive, répond-il à son adversaire, ne concerne pas des croyances, mais seulement des énoncés : des énoncés singuliers vrais peuvent-ils justifier la vérité d’un énoncé universel ? Dès qu’on rend ainsi la question de la justification indépendante de nos croyances, on ne peut lui donner qu’une réponse négative. Et ce « non » contient toute la solution du problème de l’induction. Car en nous empêchant de tenir les théories universelles pour justifiées quand des énoncés d’observation leur sont conformes, en nous avertissant qu’aucune de ces théories n’échappe au risque d’être un jour falsifiée, la logique nous autorise à faire de l’expérience un principe de choix entre des théories concurrentes : elle nous autorise à préférer les plus falsifiables à celles qui le sont moins, et celles qui n’ont pas été falsifiées à celles qui le sont déjà. C’est donc la possibilité d’échouer, et elle seule, qui fonde la possibilité de réussir dans le domaine de la connaissance empirique. En d’autres termes, il suffit dans ce domaine de ne pas trop prouver pour prouver assez.

          C’est en partant de cette idée – il suffit de ne pas trop prouver pour prouver assez – que nous pourrons comprendre la façon dont Popper aborde le second problème de l’induction, le problème psychologique, celui qui concerne nos croyances : croyons-nous qu’un phénomène doit se produire parce que nous l’avons souvent constaté ? L’adversaire de la transposition est désormais celui qui refuse de transférer à ce nouveau problème la solution négative du précédent. Cette position relève encore du subjectivisme, mais dans une variante nouvelle, exceptionnelle, réduite à un seul philosophe : Hume. Tel que Popper l’interprète, Hume est le philosophe qui, contrairement aux autres subjectivistes, fait bien la distinction entre le problème logique et le problème psychologique de l’induction, mais qui, une fois cette distinction faite, soutient qu’à propos de l’induction ce qui est vrai en logique ne l’est pas en psychologie : certes, reconnaît-il, la vérité d’un certain nombre, aussi grand soit-il, d’énoncés d’observation, ne peut jamais justifier la vérité d’un énoncé universel ; et pourtant c’est bien parce que nous avons constaté plusieurs fois un phénomène que nous nous attendons, par accoutumance, à ce qu’il se reproduise régulièrement.

          Ce qu’on trouve dans cette variante humienne du subjectivisme, c’est d’abord la psychologie de l’accoutumance par répétition : psychologie que Popper a toujours combattue. Mais c’est surtout l’irrationalisme : le « non, et pourtant oui » de Hume revient à dire que nous sommes forcés de faire exactement ce que notre raison nous interdit de faire quand nous tirons des leçons de l’expérience : apprendre de l’expérience est alors un processus irrationnel, consistant, non à apprendre réellement, mais à s’habituer, à vieillir. Alors que l’adversaire précédent prouvait trop, dépassait absurdement ce qui est requis pour rendre compte de la possibilité d’apprendre quelque chose de l’expérience, Hume, lui, ne prouve pas assez. Sa thèse est comme un défi lancé à Popper, puisqu’il enseigne, au fond, qu’on ne prouve pas assez dès lors qu’on renonce à trop prouver. 

          Pour répondre à ce défi, Popper ne peut plus se contenter d’utiliser les arguments qui sont les siens depuis ses premiers travaux, dans lesquels la critique de la psychologie humienne était un souci majeur[9]. Il y démontrait l’existence d’un besoin inné de régularité, d’un système d’attentes antérieures à toute répétition empirique et ne pouvant par conséquent en résulter. Sa thèse était donc déjà que le problème psychologique de l’induction doit recevoir, comme le problème logique, une solution négative. Mais ce « non » purement psychologique, indépendant du « non » logique et s’ajoutant à lui, ne permet pas de réfuter l’irrationalisme. Ce qu’il faudrait opposer à la psychologie de Hume, ce ne sont pas des arguments spécifiquement psychologiques, mais l’argument logique qui a permis à Hume de rejeter l’idée de justification inductive : si cet argument, exactement le même, pouvait être transféré, transposé psychologiquement afin de rejeter l’idée d’accoutumance par répétition, la démonstration serait faite qu’il suffit bien de ne pas trop prouver pour prouver assez.

          De quel argument s’agit-il ? Hume, explique Popper, répondait « non » à la question logique de l’induction en montrant que la justification inductive implique une régression à l’infini[10]. C’est cet argument de la régression à l’infini que Popper transpose en psychologie et retourne contre Hume lui-même : si nous expliquons l’attente par la perception d’une répétition, nous devrons expliquer cette perception par la saisie d’une ressemblance, ce qui présuppose un point de vue déterminé, donc une attente, que nous devrons à son tour expliquer par la répétition, et ainsi de suite à l’infini[11]. Il ne faut donc pas seulement dire que nos attentes surgissent avant toute répétition, il faut dire qu’il est impossible qu’elles surgissent autrement. Vis-à-vis de nos attentes, l’expérience joue en psychologie le même rôle qu’en logique : elle ne peut que les démentir. Nous ne sommes donc pas contraints à l’irrationalité, nous pouvons être rationnels si nous tenons compte de ces démentis en procédant par essais et erreurs.

          Ce qui est vrai en logique est donc bien vrai en psychologie, et cela uniquement parce que c’est vrai en logique. Nous n’avons pas besoin de deux argumentations, une argumentation logique et une argumentation psychologique : l’argumentation logique suffit, car ce qui prouve que nous ne sommes pas forcés de tirer de l’expérience des leçons rationnelles prouve du même coup que nous ne sommes pas non plus forcés d’en tirer irrationnellement n’importe quelle habitude. Dès lors qu’en répondant « non » à la question logique on évite de prouver trop, on garantit du même coup qu’on a bien prouvé assez.

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          Ce résultat signifie-t-il une disqualification de la psychologie au profit de la logique ? Implique-t-il au contraire une rénovation de la psychologie grâce à la logique ? On comprend que Popper ait plutôt vu, dans la découverte que l’argument logique de la régression à l’infini pouvait être retourné contre la psychologie de Hume, une raison d’abandonner la psychologie de la découverte : il n’y a rien d’essentiel à attendre de la psychologie dans la théorie de la connaissance si même les problèmes psychologiques qui s’y posent requièrent une argumentation logique. Le comportement de l’homme qui tient compte de l’expérience ne doit plus alors être décrit à l’aide de termes psychologiques comme « habitude » et « croyance », mais comme un comportement répondant à la logique d’une situation donnée : entre plusieurs théories concurrentes, il est rationnel pour lui de préférer la mieux testée. Et puisque la solution du problème de l’induction ne représente, pour le principe de transposition, qu’une application particulière, cette élimination des termes psychologiques au profit d’une logique situationnelle doit se généraliser : on ne dira pas qu’un homme a tel désir, ou tel souvenir, on dira plutôt que sa situation objective implique logiquement qu’il poursuive tel but, ou qu’il soit pourvu de telle information[12]. Il semble alors que la psychologie soit partout disqualifiée, qu’il ne faille pas seulement la bannir de la théorie de la connaissance, mais la faire disparaître en tant que science digne d’intérêt. Or il n’en est justement rien. Quand Popper cesse de considérer le cas particulier de l’induction et envisage le principe de transposition dans sa signification générale, comme un rapport général entre objets du Monde 3 et processus du Monde 2, l’élimination des termes psychologiques, leur remplacement par une logique de la situation, ne veulent plus dire pour lui que la psychologie disparaît, mais qu’elle connaît sa révolution ; ils ne veulent plus dire que la psychologie perd tout intérêt, mais qu’elle trouve enfin son intérêt. « Abandon » et « révolution » sont donc moins deux conséquences opposées d’un même principe que deux façons opposées de définir la même conséquence de ce principe.    

          En quoi consiste au juste cette révolution de la psychologie grâce au principe de transposition ? Elle consiste en un renversement de l’orientation : partir des objets du Monde 3 pour comprendre les processus subjectifs du Monde 2, au lieu de partir comme auparavant de ces derniers pour comprendre les premiers. Certes, reconnaît Popper, l’ancienne orientation n’est pas totalement illégitime, car elle est causale : on y va de la cause vers l’effet. Et il est incontestable que tous les objets du Monde 3, y compris la logique, sont des produits du Monde 2, de la pensée, de la subjectivité humaine. C’est bien la pensée humaine qui produit le langage, les nombres, les raisonnements et les valeurs. La révolution substitue à cette démarche causale une démarche rétroactive, et même, si l’on peut dire, interactive : la psychologie est traitée comme la science de l’interaction entre le Monde 3 et le Monde 1 par l’intermédiaire du Monde 2, entre l’esprit et la matière par l’intermédiaire de la pensée.

          Quel adversaire cette application générale du principe de transposition peut-elle rencontrer ? Le même adversaire, exactement le même, que celui que rencontre l’application particulière de ce principe au problème de l’induction. Qu’il s’agisse de la forme générale ou de la forme particulière du principe poppérien, il n’a jamais qu’un seul adversaire : le philosophe qui méconnaît l’existence d’un Monde 3 et traite par conséquent les objets du Monde 3 comme s’ils appartenaient au Monde 2. Le philosophe qui ne distingue pas entre problème logique et problème psychologique de l’induction est également celui qui s’en tient à l’orientation causale de la pensée humaine vers le langage, les nombres, les raisonnements, les valeurs, ne voyant dans ces objets que des productions exprimant leurs producteurs, bonnes si leurs producteurs sont bons, mauvaises si leurs producteurs sont mauvais[13].

          Pourquoi faut-il renverser cette orientation ? Quel est l’intérêt de « révolutionner la psychologie » ? Ceux qui s’en tiennent à l’orientation causale s’en tiennent à l’idée qu’il n’y a rien de plus dans l’effet que dans la cause. Cette absence d’excédent fait que sans jamais être dans l’erreur, ils sont dans cette forme inférieure du vrai qu’est la vérité inintéressante, la trivialité. La vérité n’est intéressante que dans l’autre sens, quand l’orientation rétroactive fait apparaître l’existence d’un Monde 3 autonome, dans lequel nos produits révèlent des propriétés insoupçonnées qui s’imposent à notre pensée, des règles auxquelles elle doit se soumettre. Cette orientation est intéressante parce qu’elle fait surgir un surplus, un excédent : les hommes découvrent dans ce qu’ils ont produit bien plus que ce qu’ils ont produit[14]. Et c’est seulement par la reconnaissance de cet excédent que la connaissance du comportement humain pourrait devenir une science véritable. En abandonnant la trivialité propre à l’orientation causale, elle échapperait enfin à l’infalsifiabilité caractéristique de toutes les théories qui expliquent les actions humaines par l’égoïsme, ou le désir sexuel, ou la volonté de puissance, etc.  

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          L’analyse des textes suggère ainsi que la psychologie est concernée deux fois, et de deux façons opposées, par l’excès ou excédent. Quand Popper écarte toute « psychologie de la connaissance », c’est parce qu’en épistémologie il est impératif d’éviter l’excès de preuve, ce qui veut dire que la logique suffit. Mais quand Popper envisage de révolutionner la « connaissance psychologique », c’est parce qu’une telle connaissance ne tient sa promesse qu’en suivant l’orientation qui lui permet d’accueillir un perpétuel excédent. Ces deux conséquences du principe de transposition sont parfaitement cohérentes entre elles. S’il faut se garder de tout excès quand on explique la connaissance humaine, s’il faut se garder d’expliquer pourquoi nos efforts pour comprendre la réalité doivent réussir, c’est précisément pour pouvoir rendre compte de la surabondance de cette réalité. L’adversaire de Popper, celui qui prouve trop dans son épistémologie, est également celui qui nous parle d’une réalité sans excédent, contenant juste ce qu’il faut pour que nous la connaissions.

 

[1] K. Popper,  Objective knowledge, Oxford University Press, 1979, p. 6  et 24 ; La connaissance objective, traduction de Jean-Jacques Rosat, Paris, Flammarion, coll. « Champs », 2001, p. 46 et 69-70. 

[2] Objective knowledge, p. 114-115 (La connaissance objective, p. 191-192).

[3] Objective knowledge, p. 24 (La connaissance objective, p. 70).

[4] Objective knowledge, p. 156 (La connaissance objective, p. 249).

[5] K. Popper et J. Eccles, The self and its brain, Londres, Routledge, 2006, p. 430.  

[6] Popper qualifie la transposition de « principe heuristique » dans Objective knowledge, p. 24 (La connaissance objective, p. 70).

[7] Objective knowledge, p. 75 (La connaissance objective, p. 138).

[8] Popper soutient que ne pas trop expliquer est pour la théorie de la connaissance une « exigence cruciale » (« a crucial requirement ») : voir Conjectures and refutations, Londres, Routledge, 1978, p. 95 (Conjectures et réfutations, traduction de Michelle-Irène et Marc B. de Launay, Paris, Payot, 1985, p. 147. Voir sur ce point D. Pimbé, L’explication interdite, Paris, L’Harmattan, 2009, p. 13.

[9] Popper rappelle l’essentiel de ces travaux dans le chapitre X de son autobiographie La quête inachevée.

[10] Popper se réfère au Traité de la nature humaine (livre I, 3e partie, section 6) ainsi qu’à l’Abrégé de ce traité, et à l’Enquête sur l’entendement humain (section IV, 2e partie).

[11] K. Popper, La logique de la découverte scientifique, traduction de Nicole Thyssen-Rutten et Philippe Devaux, Paris, Payot, 1973, p. 428-430, Conjectures and refutations, p. 44-45 (Conjectures et réfutations, p. 74-76), Objective knowledge, p. 24 (La connaissance objective, p. 69). 

[12] K. Popper, La logique des sciences sociales, traduction de J. Dewitte, dans De Vienne à Francfort, la querelle allemande des sciences sociales, Bruxelles, Éd. Complexe, 1979, p. 88.

[13] Objective knowledge, p. 147 (La connaissance objective, p. 234).

[14] Objective knowledge, p. 147-148 (La connaissance objective, p. 235-236).

 

En lien avec cette conférence, on pourra lire, dans le chapitre "Penser avec les maîtres":

- Popper: L'erreur est humaine

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